Nikos A. Salingaros
ANTI-ARCHITECTURE ET DECONSTRUCTION
Paperback, 210 Seiten, 16,5 x 23,5 cm, francais
ISBN 3-937954-06-6
EUR 19,- (inkl. Versand)
CONTENU
Annotations de Michael Blowhard
Avant-propos de James Stevens Curl
« Sur la Culpabilité » de James Kalb
Introduction de Michael Blowhard
Partie 1. Les Dangers du Déconstructivisme
Quelle relation y a-t-il entre intellect et émotions en art et en architecture ? Salingaros établit la primauté de l’expérience émotionnelle en architecture. Au cours de son explication, il démontre que l’exploration de l’expérience émotionnelle n’a pas besoin de scène théâtrale ; elle peut être, en fait, un exercice rationnel et civilisé.
Partie 2. Charles Jencks et le Nouveau Paradigme en Architecture
Charles Jencks est un fin fabricant d’expression doublé d’un traqueur de tendances. En examinant les écrits récents de Jencks, Salingaros remarque que celui-ci utilise des concepts scientifiques pour justifier sa thèse selon laquelle l’architecture déconstructiviste constitue une avancée passionnante et significative. En tant qu’homme de science, Salingaros insinue que Jencks n’a qu’une compréhension superficielle des concepts scientifiques. En réalité, l’architecture déconstructiviste n’a rien à voir avec ces concepts. Elle n’est qu’une mode, un « look » rendu séduisant par l’écran de fumée d’une rhétorique fantaisiste.
Partie 3. Déconstruire les Decons (avec Michael Mehaffy)
Que représente donc le déconstructivisme ? Salingaros n’hésite pas, dans ce court essai, à lui opposer une modeste alternative, positive, et véritablement basée sur la science nouvelle.
Partie 4. Mort, Vie et Libeskind (avec Brian Hanson)
Comment interpréter la proposition de Daniel Libeskind pour la reconstruction du site du World Trade Centre ? Au fond, comment est-elle ressentie ? Là encore, Salingaros s’en réfère à notre expérience émotionnelle basique. Ce qu’il montre d’une façon convaincante, c’est que toute la rhétorique entourant ce projet, l’expérience émotionnelle et le processus créatif lui-même du Decon, sont négatifs. Nous ne sommes pas délivrés mais rabaissés, menés dans des couloirs moroses et déterministes. En tant qu’humaniste, Salingaros ne se demande pas simplement si cette touche d’arrogance est appropriée, mais pose surtout cette question : peut-on dire que la proposition de Libeskind représente le moindre déploiement de l’esprit humain ?
Post-scriptum : Un Destin pire que la Mort ?
Post-scriptum II : Une Lettre de Hillel Schocken
Partie 5. L’Espace Déformé
Dans cet examen trompeusement désinvolte d’un livre portant sur le traitement de l’espace dans le déconstructivisme, Salingaros emploie l’une de ses stratégies les plus plaisantes en le prenant directement au mot, voire en le faisant sortir de sa réserve. On se demande : « Qu’est-ce que tout cela ? » et « A qui s’adressent ces gens ? » (Réponse tacite mais parfaitement évidente : ils se parlent entre eux, bien entendu).
Partie 6. Anti-architecture et Religion
Une partie de la force et de l’audace de ces personnes qui appartiennent à la tradition alternative que je décris ensuite dans l’introduction de ce livre repose sur leur volonté de non seulement soulever des questions que l’art avait évitées depuis des siècles, mais aussi de s’y attaquer de façon très directe. La question de la relation entre l’art et la religion est peut-être la plus profonde. Je ne peux ici commencer à résumer la pensée de l’auteur. Mais laissez-moi préciser que certains passages de cet essai recèlent plus de gravité et de contenu que beaucoup de critiques d’art que j’ai pu lire. Il écrit ainsi : « Ceci montre le transfert de valeurs des symboles et des principes traditionnels (qui peuvent exprimer la religion) vers un idéal abstrait (qui rivalise avec la religion) » ce qui en dit long.
Partie 7. L’Architecture du XXe Siècle est un Culte
Nous avons rencontré le Décon ; nous lui avons ouvert notre pensée. Le moment est venu de nous attaquer, aussi simplement que possible, à la question du déconstructivisme en tant que culte architectural, ce qu’il est et ce qu’il représente. D’aucuns trouveront sans doute la thèse choquante et facile ; ayant eu mes propres expériences avec le groupe Decon, je la trouve très juste. Une question demeure en nous une fois la lecture de cet essai terminée : les leaders et stars de ce mouvement qu’en obtiennent-ils ? Et en quoi les sert-il ?
Partie 8. Le Virus Derrida
Il faut admettre que le Décon possède une forme de pouvoir unique : la capacité de dévorer et de détruire des cerveaux parfaitement bons. Il va même plus loin, puisqu’il emplit le cerveau d’une excitation fiévreuse, une sorte d’euphorie face au spectacle de sa propre autodestruction. Salingaros nous livre dans cet essai une appréciation pertinente du pouvoir caractéristique du Decon.
Partie 9. Documents de fond pour « Le Virus Derrida »
(dont des sections écrites avec Terry M. Mikiten)
Avec le recul apporté par ces éléments, nous commençons à voir comment la déconstruction du déconstructivisme peut devenir un acte de création.
Partie 10. Le Nouveau Musée de l’Acropole
Quel test ! Le Décon en la personne de Bernard Tschumi est invité à apposer sa marque sur les fondations de la civilisation occidentale. Où le passé générateur rencontre le présent destructeur.
Partie 11. La Théorie Architecturale et l’Œuvre de Bernard Tschumi
Qu’est-ce qu’une théorie ? En posant sobrement la question et en se basant sur l’histoire des sciences l’auteur révèle le côté sournois du déconstructivisme. De nombreuses questions tacites (mais parfaitement claires) sont soulevées au fil de cet essai ; de nombreuses réponses sous-entendues (mais parfaitement claires) apparaissent aussi. Ces gens sont-ils vraiment à la hauteur ? S’ils n’essayent pas d’accomplir des choses de valeur, que sont-ils en train de faire ? Leur version de la théorie architecturale ne peut pas exister ; une esbroufe décorant une entreprise d’anti-civilisation le pourrait-elle ? Sommes-nous prêts à sacrifier notre propre bien-être pour que leurs étoiles brillent plus fort ?
Partie 12. Christopher Alexander et la Nouvelle Architecture
(entretien avec Christopher Alexander)
Approchant du but après s’être frayé un chemin à travers ces épineuses broussailles, après les avoir arrachées par la racine, nous arrivons au véritable point de départ du domaine. Cet examen de l’œuvre maîtresse de Christopher Alexander « The Nature of Order » (La Nature de l’Ordre), et l’entretien avec Alexander lui-même, nous donnent un aperçu substantiel de ce que l’architecture et la théorie architecturale peuvent avoir de positif, et l’idée que la construction et l’urbanisme peuvent être des activités qui contribuent au bien-être de l’homme.
Note Finale, par Lucien Steil
Réferences